Freud — Corpus & Glossaire

dégoût pour les choses sexuelles

Le passage suggère que Léonard aurait eu un dégoût pour les choses sexuelles, notamment en évitant d'observer le mamelon d'une femme qui allaite.

Sources de référence

Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci (1910)

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Le passage suggère que Léonard aurait eu un dégoût pour les choses sexuelles, notamment en évitant d'observer le mamelon d'une femme qui allaite.

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Andréa Cossali à Julien de Médicis : « Alcuni gentili chiamati Gazzarati, non si cibano di cosa alcuna che tenga sangue, ne fra essi loro consentono che si noccia ad alcuna cosa animata, come il nostro Leonardo da Vinci. » Richter, op. cit., 844 n. Le Dr Verga fait cependant remarquer ( Raccolta Vinciana, 1913, fasc. VIII, p. 140) que, parmi les dépenses quotidiennes de Léonard, se rencontre aussi la viande. (Voir dans Richter, op. cit., n. 1544, 1545, 1548, 1549.) On peut penser que les élèves et domestiques de Léonard, qui vivaient avec lui, n’étaient pas végétariens ( N. d. T.). 14 Filippo Bottazzi, Leonardo biologo e anatomico (N. d. A.), dans Leonardo da Vinci, Conferenze florentine, p. 186, 1910. Cf. Richter, op. cit., vol. II, p. 130, n. 844 (N. d. T.). 15 « L’atto del coito e li membri a quello adoprati son di tanta bruttura, che, se non fusse le bellezze de’ volti e li ornamenti delli opranti e la frenata disposizione, la natura perderebbe la spezie umana. » Solmi, Leonardo, Florence, Barbèra, 5e édition, 1923, p. 21. — 1 manoscritti di Leonardo da Vinci délia Reale Biblioteca di Windsor. Dell’ Anatomia, f° A., publicati di E. Sabachnikoff, trascritti e annotati da G. Piumati, Paris, Rouveyre, 1898, f° 10 r. Le texte italien et la traduction française que nous en donnons sont ceux qui se trouvent dans Piumati-Sabachnikoff. Cette pensée est notée en haut d’un feuillet portant plusieurs études de l’anatomie de la main. Il est permis de penser, du point de vue analytique, que cette contiguïté n’est pas un hasard, et que quelque lien existait, dans l’inconscient de Léonard, entre la répression sans doute extrême de sa masturbation infantile et son dégoût ultérieur de la sexualité. Peut-être même avec le fait qu’il fut gaucher, ou du moins se servit avec prédilection de la main gauche pour dessiner, peindre et écrire. (Voir Mario Baratta, « Perchè L. de V. scriveva a rovescio » dans M. B., Curiositù vinciane, Turin, Bocca, 1905. Et L. Beltrami, La destra mano di L. d. V., Milan, Alfieri Lacroix, 1919.) Car il est remarquable que les mains dessinées par Léonard sur le feuillet où il nota la pensée relative au dégoût que lui inspirait l’acte sexuel soient toutes des mains droites (N. d. T.). 16 Marie Herzfeld, Leonardo da Vinci, der Denker, Forscher und Poet, 2ème édition, Iena, 1906 ( N. d. A.), et Solmi, Frammenti letterari e filosofici, Florence, Barbèra, 1904 ( N. d. T.). 17 Peut-être les facéties — belle facezie — recueillies par Léonard, et qui n’ont pas été traduites, font-elles une exception, d’ailleurs sans grande portée. (Cf. Herzfeld, Leonardo da Vinci, p. CLI.) 18 Un dessin de Léonard (Pl. II, page 1 ), qui figure l’acte sexuel en coupe sagittale et qu’on ne peut certes pas qualifier d’obscène, présente quelques curieuses erreurs que le Dr R. Reitler ( Internat. Zeitschrifft für Psychoanalyse, IV, 1916-1917) a découvertes et dont il a rendu compte dans le même sens que nous : « Et ce colossal instinct d’investigation a justement échoué devant la représentation de l’acte sexuel, bien entendu de par son refoulement sexuel plus grand encore. Le corps de l’homme est en pied ; de celui de la femme on ne voit qu’un fragment. Montre-t-on à quelqu’un de non prévenu le dessin ci-dessous en ayant soin de cacher, la tête exceptée, tout le corps au-dessous, la tête, — on en peut être certain, — sera attribuée à une femme. Les boucles qui ondulent au-devant de la tête et sur le dos jusqu’à la quatrième ou cinquième vertèbre dorsale caractérisent une tête plus féminine que virile. « La poitrine de la femme présente deux défauts : du point de vue artistique le spectacle disgracieux d’une gorge flasque et pendante ; du point de vue anatomique, elle constitue un témoignage de l’aversion de Léonard pour les choses sexuelles, qui empêcha Léonard l’investigateur d’observer, fût-ce une seule fois, le mamelon d’une femme qui allaite. L’eût-il fait, il aurait remarqué par le lait sort par plusieurs conduits séparés les uns des autres.