Freud — Corpus & Glossaire

Codex atlanticus

Le passage fait référence à un codex (un livre manuscrit) intitulé Codex atlanticus, qui contient des notes personnelles de Léonard du Vinci. Il est mentionné en relation avec une note obscure sur son aventure de jeunesse.

Sources de référence

Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci (1910)

I. · bloc 13 · confiance 0.85

Le passage fait référence à un codex (un livre manuscrit) intitulé Codex atlanticus, qui contient des notes personnelles de Léonard du Vinci. Il est mentionné en relation avec une note obscure sur son aventure de jeunesse.

Voir le passage source
L. Beltrami ( I primi risultati délia pubblicazione « Anatomia di Windsor », dans Miscellanea Vinciana, Milan, décembre 1923) a attaqué vivement ces conclusions de Reitler. Il cherche à défendre, comme d’une accusation flétrissante et sacrilège, Léonard du soupçon d’homosexualité platonique. (Voir plus loin.) Nous ne nous arrêterons pas à la discussion de ce dernier point de vue, peu digne de l’esprit de la science, qui ne cherche qu’à constater, sans jugements esthétiques ou moraux, ce qui est. Et même du point de vue moral, Léonard est-il moins grand, dans sa solitaire et tragique « homosexualité platonique », que s’il eût été un débauché « normal » ? Le seul point vraiment intéressant de l’article de Beltrami regarde l’erreur de dessin attribuée à Léonard par Reitler, relativement à la figuration des membres inférieurs de l’homme et de la femme. S’il est indiscutable que le visage de l’homme exprime l’aversion, le dégoût que Léonard devait ressentir lui-même envers l’acte sexuel, il ne l’est pas moins que Léonard, dans son dessin original (voir Pl. I, page 1 , notre reproduction d’après les Quaderni d’Anatomia), n’a pas dessiné du tout les pieds des membres inférieurs, ce qui fait tomber toute l’argumentation de Reitler relative à la « faute de dessin » commise par Léonard. Reitler ne connaissait évidemment pas le bel ouvrage publié en 1913, à Christiania, par Vangensten, Fohnan et Hopstock (Quaderni d’Anatomia di Leonardo di Windsor) et a basé son argumentation sur la reproduction inexacte du dessin de Léonard, le De Coitu qui traîne un peu partout et où des pieds ont été ajoutés aux jambes, on ne sait trop par qui, de la façon absurde que releva Reitler. On est surpris, d’autre part, que Beltrami n’ait pas signalé, dans son article, la divergence existant entre le dessin reproduit par Reitler dans l’Internat. Zeitschrifft für Psychoanalyse, IV, 1916-1917, et l’héliogravure, rendant l’œuvre ori ginale, du f° 3 v. du vol. III des Quaderni d’Anatomia publiés à Christiania. Beltrami aurait ainsi fait voir au lecteur que la discussion ne portait pas sur une même figure. Nous avons reproduit les deux figures pour que le lecteur puisse faire cette comparaison. La planche que nous reproduisons (Pl. I, à la page 1 ), est empruntée aux Quaderni d’Anatomia di Windsor, publiés par Vangensten, Fohnan et Hopstock, à Christiana, 1913, vol. III, f° 3 v. L’erreur commise par Reitler montre une fois de plus le risque qu’il y a à ne pas toujours remonter aux sources avant de rien discuter (N. d. T.). 19 À cet incident se rapporte, d’après Scognamiglio (op. cit., p. 49), un passage obscur et sujet même à des lectures diverses, du Codex atlanticus : « Quando io feci Domenedio putto voi mi mettesti in prigione, ora s’io lo fo grande, voi mi farete peggio. » ( N. d. A.) Ce passage se trouve au f° 252 r. a. du Codex atlanticus. « Le passage est certes fort obscur, m’écrit le Dr Verga, mais, si c’est une note personnelle de Léonard, il est naturel qu’elle se rapporte à son aventure de jeunesse, quand il fut accusé de sodomie. » ( N. d. T.). 20 Merejkovski. Le roman de Léonard de Vinci, roman biographique de la fin du XVe siècle faisant partie d’une grande trilogie Christ et Antéchrist dont le premier volume est intitulé Julien l’Apostat et le dernier Pierre le Grand et Alexei. 21 Solmi, Leonardo. 22 Filippo Bottazzi, Leonardo biologo et anatomioo, p. 193 (N. d. A.), dans Leonardo da Vinci, Conferenze florentine, Milan, 1910. Cf. Richter, op. cit., II, p. 293 n. 1172 (N. d. T.). 23 Leonardo da Vinci, Traktat von der Malerei, traduction allemande Heinrich Ludwig, éditée et préfacée par Marie Herzfeld. Iéna, 1909, chapitre Ier, 64, p. 54 (N. d. A.). Trattato della Pittura. Parte II, § 74. « Ma tacciano tali riprensori, chè questo è il modo di conoscere l’operatore di tante mirabili cose, e questo è il modo di amare un tanto inventore, perchè invero il grande arnore nasce dalla gran cognizione della cosa che si ama, e se tu non la conoscerai, poco o nulla la potrai amare. » Ainsi s’exprime Léonard au sujet de ceux qui blâment les peintres d’étudier la nature les jours fériés (N. d. T.).