Freud — Corpus & Glossaire

Névrose obsessionnelle

Névrose obsessionnelle est une forme de névrose caractérisée par des pensées répétitives et des comportements compulsifs, liés à un refoulement inconscient. Elle peut également être décrite en termes de choix, défense pathologique, étiologie sexuelle et substitution.

Sources de référence

Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)

Annexes · bloc 13 · confiance 0.95

Ce passage décrit la névrose obsessionnelle en termes de choix, défense pathologique, étiologie sexuelle et substitution.

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(rétenseurs) : 319-346, 349, 351-356, 358, 362, 365-366, 370, 373, 375-376, 378, 382, 384 ; to (perceptifs) : 126-128, 154-155, 309, 315 (n. 1), 328-332, 337, 338, 343-347, 353-354, 355-356, 368-383, 386-387. névralgie : 2, 4, 104-105, 128. névroses : étiologie sexuelle des : 3, 10, 21-24, 31-34, 48 (n. 3), 50 (n. 1), 59, 177 Pass., 191- 192, 201, 206-207, 218, 242, 267-274 ; rapport des rêves avec les : 30, 148, 175-176, 241, 246, 289-290, 353-354, 356, 364 ; réflexes nasaux : 3, 20, 36 (n.), 57,66-70,107,128-129,276 ; et théorie des neurones : 127, 359-369. névrose obsessionnelle : allo-érotisme de la : 270 ; choix : 130, 146, 168, 202, 204 (n. 4), 207, 270 ; curabilité de la : 144 ; défense, comme mode pathologique de : 98, 129-130, 132-138, 146, 157, 173-174, 364 ; étiologie sexuelle de la : 73, 78-79, 131-138, 173-174 ; professionnelle : 65 ; rapport avec le plaisir lors de la première expérience sexuelle : n 3-114, 116,148-152, 310 ; représentation verbale dans la : 212 ; substitution dans la : 100-101, 123, 131-132, 137, 163, 316, 361, 363 ; traumatique : 74. nez (voir aussi névrose, réflexes nasaux) : et migraine : 104-105, 128-129 ; en rapport avec organes génitaux : 4, 33, 36, 68, 294 (n. 2), 300 ; saignement de nez et menstruation : 3-5, 33. Noces de Figaro (Mozart) : 123 (n.). Nothnagel, Pr : 14, 106, 116, 168, 305. nourrisson : le sein et le : 346, 353. nudité (rêves de) : 183, 188, 270. Nuremberg : 171, 190, 214 (n. 2), 223, 288 (n.). O O…, Anna, cas de : 9-10, 16. Obéron : 184. Obertressen : 150, 229. obsession : actes obsessionnels (v. aussi compulsion) : 81, 200 ; cérémoniaux : 133 ; déplacement : 181 ; rumination : 133. odorat (sens de 1’) : 128-129, 164- 165, 205-206. Œdipe Roi (de Sophocle) : 198, 203, 220. Ophélie : 198. Oppenheim, E. : 159 (n.). organes génitaux : et angoisse : 80 ; et évolution de la libido : 206-207 ; équivalence avec le nez : 4, 33, 36, 68, 294 (n. 2), 300 ; équivalence avec la tête : 242. orgasme : 123-124, 243. Orvieto : 235. oubli : motivé : 34 ; de noms : 232, 235, 269. P P… (Mme G.) : 122. palpitations : 84, 87, 149 (n.). paralysie : des aliénés (P. G.) : 20, 77 ; cérébrale unilatérale : 14 ; hystérique : 20, 48 (n. 3), 52, 54, 67, 69-70, 120 ; infantile : 14, 52 (n. 2), 58, 106, iio-ni, 114, 115 ; localisée (dans la migraine) : 104. paranoïa : délires dans la : 99-101, 167, 173, 181, 183, 198, 227-228 ; distinguée de la névrose : 24, 181, 184, 207, 270 ; hallucinations auditives dans la : 101, 177 ; en tant que mode pathologique de défense : 98-103, 126 ; modification du moi dans la : 185, 270-271 ; « psychose d’obstination » : 102. parathimie : 91 (n. 5). Paris : 13, 16, 20, 48, 70,245 (n. 6), 265. Paschkis, Dr : 91 (n. 2), 106, 148. passivité sexuelle : 96, 132, 137, 163, 180 (n. 1), 202. pédérastie : 180. PÉGASE : 14, 151. pénis : comparé avec le balai des sorcières : 166 ; sur les statues priapiques d’A-quilée : 223. pensée : critique : 392-394 ; défensive : 391-392 ; d’identité : 347, 349, 372, 383-384, 387 » 391, 393, 395- 396 ; intérêt : 352. perception (v. aussi neurones perceptifs) : d’autrui : 376-377 ; et épreuve de la réalité : 343-346 ; suivant la théorie des neu rones : 23, 115, 154-155 ; système de : 153 (n. 4), 154- 155, 158, 310, 322 (n.), 329 (n. 2). père : personnage du : 27, 168, 172, 175, 183-184, 187, 198, 228, 243 ; séduction par le : 25, 159, 172-173, 191. périodes : du mouvement neuronique : 329-330. périodicité : des accès d’anxiété : 149 (n.) ; coït : 149 ; et migraines : 103-104, 149 (n.) ; et théorie de Fliess (v. Fliess) ; et théorie de Swoboda : 37, 288 (n.). persécution (délires de) : 99, 100-101, 135, 183. perversions : 61 (n. 3), 91, 131, 148 (n.), 157-158, 161, 163-164, 167, 174, 185-186, 188, 191, 196, 205, 270 ; chez les enfants : 227-228. Pescara (de C. F. Meyer) : 240. pétromyzon : 13. peur (v. aussi angoisse, peurs nocturnes, phobies) : des accidents de chemin de fer : 190, 194, 210, 253, 272 ; du cancer : 71, 87, 89 ; de la contagion : 87, 89 ; de la folie : 122, 124 ; de l’inondation : 237 ; de la mort : 71, 75, 245 ; de la prostitution : 175 ; du sang : 234 ; de sortir seule : 175 ; des tendances homicides : 117 ;

Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci (1910)

III. · bloc 8 · confiance 0.95

Type de névrose caractérisé par des pensées répétitives et des comportements compulsifs, qui peuvent être liés à un refoulement inconscient.

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Ce compte des frais d’enterrement nous met en face de la manifestation, déformée jusqu’à être méconnaissable, de la douleur qui le frappa quand mourut sa mère. On peut s’étonner qu’une telle déformation puisse avoir lieu, et nous ne pouvons d’ailleurs pas la concevoir du point de vue des processus psychiques normaux. Mais nous connaissons des façons d’être semblables propres aux états anormaux des névroses, en particulier de la névrose obsessionnelle. Là aussi nous voyons l’extériorisation de sentiments intenses, mais devenus inconscients de par le refoulement, transposée à des actes insignifiants, voire ineptes. Les forces adversaires de ces sentiments refoulés sont parvenues à tellement en dégrader l’expression que l’on pourrait attribuer à ces sentiments une intensité très faible, mais dans l’impérieuse compulsion avec laquelle s’imposent les petites actions symptomatiques se trahit la véritable puissance des émois enracinés dans l’inconscient, que la conscience voudrait désavouer. Seule une telle analogie avec la névrose obsessionnelle peut expliquer les comptes tenus par Léonard des frais d’enterrement de sa mère. Dans l’inconscient, il lui était resté attaché comme au temps de l’enfance par une inclination de nuance érotique : l’énergie contraire du refoulement, plus tard survenu, ne permettait pas que lui fût érigé, à cet amour infantile, dans le journal de Léonard, un plus digne monument commémoratif ; mais le compromis, résultat transactionnel de ce conflit, devait être réalisé, et ainsi fut inscrit ce compte passé à la postérité sous forme d’énigme. On peut sans trop de hardiesse se risquer maintenant à interpréter, par la même clef, et le compte des funérailles maternelles et ceux relatifs aux dépenses pour les élèves. Là encore nous devons nous trouver en présence d’un cas où les rares vestiges des émois érotiques de Léonard furent contraints de s’exprimer sur un mode altéré et obsessionnel. La mère et les élèves, images idéales de sa propre beauté enfantine, auraient été les objets de l’amour sexuel de Léonard, si tant est que le refoulement sexuel déterminant sa personnalité permette une telle désignation, et la compulsion qui forçait Léonard à noter, avec une minutie pénible, les dépenses faites pour ses élèves serait l’aveu déconcertant de ces conflits rudimentaires. Ainsi la vie sentimentale de Léonard appartiendrait vraiment à ce type d’homosexualité, dont nous avons mis à jour le développement psychique, et la forme homosexuelle de son fantasme au vautour nous deviendrait compréhensible. Car il ne signifierait rien autre que ce que nous avons déjà avancé par rapport à ce type. Telle en serait la traduction : Par cette relation érotique à ma mère, je suis devenu un homosexuel 61 . 44 Voir les reproductions dans l’ouvrage de Lanzone, op. cit., t. CXXXVI-VIII. 45 Voir Römer, op. cit. 46 Cf. les observations reproduites dans Jahrbuch für psychoanalytische und psychopathologische Forschungen, dans Internationale Zeitschrift für ärztliche Psychoanalyse et dans Imago. 47 Nous entrevoyons ici une des raisons de l’antisémitisme des peuples occidentaux, aussi spontané chez ces peuples qu’irrationnel dans ses manifestations. La circoncision est considérée par l’inconscient des hommes comme un équivalent de la castration. Appliquant nos hypothèses aux temps primitifs de l’humanité, nous sommes amenés à supposer que la circoncision fut à l'origine une atténuation, une rançon de la castration. 48 Cf. Richard Payne Knight, Le Culte du priape, traduit de l’anglais, Bruxelles, 1883. 49 Dans certains pays (N. d. T.). 50 Principalement celles de I. Sadger, que mon expérience personnelle a confirmées. Je sais d’autre part que W. Stekel, à Vienne, et S. Ferenczi, à Budapest, sont arrivés aux mêmes résultats. 51 La recherche psychanalytique a apporté à la compréhension de l’homosexualité deux faits indubitables, sans croire pour cela avoir épuisé l’étiologie de cette aberration sexuelle.