Freud — Corpus & Glossaire

Identification

Procédé psychique cumulatif où un être se voit dans le rôle du père et tente de prendre sa place, ainsi que processus par lequel une personne se projette dans les rôles et les caractéristiques des autres, notamment parents ou domestiques.

Sources de référence

Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)

Annexes · bloc 11 · confiance 0.95

Processus psychique par lequel une personne se projette dans les rôles et les caractéristiques des autres, notamment les parents ou les domestiques.

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63-64, 78, 201, 290 ; féminine due au coït interrompu : 71-72, 80, 137 ; féminine due à l’impuissance de l’homme : 63 ; dans Hamlet : 198 ; masculine : 16-17, 117, 136-137 » 161, 164, 167 ; négatif de la perversion : 158- 159. 167 » 191 ; origine infantile de 1’ : 24, 141 (n. 3), 146, 149, 157 ; recherches de Freud relatives au problème de 1’ : 9-10, 12, 15-17,57-59,69,85-86,125-126,193,221-222,232,310 ; somatique : 146. traumatique : 18 (n. 3), 61, 70 (n. 1). I idées « antithétiques » ou antagonistes : 64, 132, 137. idées délirantes : 98-102, 116, 133- 134, 136, 167, 246. idée fixe : 70 (n. 1). idées « limites > : 137. idées obsessionnelles : 98,121,183, 187, 212, 233, 316. idées en tant qu’auto-reproches : 121, 132, 133, 135. identification : 176, 185, 204 (n. 4), 270 ; avec les domestiques : 175 ; hystérique : 183 ; avec les parents : 175,183,243 ; avec les prostituées : 160. Ile des Morts de Bôcklin : 285. Ilios (par H. Schliemann) : 250. images motrices : 337, 346, 350, 375-377, 380-381, 387-388, 392-393, 395-396. impuissance : 59-63, 78, 81, 84, 87-88, 142 (n. 1) ; dans l’alcoolisme : 101 ; chez l’homme, provoquant l’angoisse chez la femme : 63, 81 ; mélancolie et : 96, 243. inceste : 185-186, 227-228. inertie (principe d’) : 316-317, 331, 353- infantile : caractère de la résistance : 200 ; désir : 216, 218, 227, 377 (n. 1) ; fantasme : 25, 30, 191 (n. 1), 198, 200 ; sexualité : 24-26, 29-30, 130, 149 (n.), 192 (n. 1), 206-207, 229-230, 366 (n.). inhibition dans le moi : 342-346, 355, 358, 391. Innsbruck : 226, 230, 287-288. insomnie : 71, 87, 90, 172. instincts : et théorie des neurones : 336 ; et civilisation : 186. Interlaken : 247. interprét. des rêves : 25, 28, 30, 37, 144, 193, 196, 200, 217-219, 225-226, 261, 271 (n. 1), 276, 306. inversion sexuelle chez les femmes : 180, 290. investissement (de l’énergie psychique) (v. aussi excitation) : 23, 126, 154-155, 318, 321, 331-334, 337-358, 361-362, 366 (n.), 368-376, 379-395. Irma : 357. Itzig, le cavalier du dimanche : 229. J Jackson, Hughlings (v. aussi Bibl. II) : 15 (n. 4). Jacobsen : 114. jalousie : chez les alcooliques : 101 ; du père : 198 ; d’un enfant plus jeune : 194. Janet, P. (v. aussi Bibl. II) : 70. Janus : 254. Jérusalem (de Werther) : 184. Jérusalem, W. (v. aussi Bibl. II) : 107 (n. 1). jeu : 164, 212 (n. 1). Jobsiade (de K. A. Kortum) : 217 (n. 2). Jonas : 276 ; « Oncle Jonas » : 252, 258, 263-264. Joseph II, empereur d’Autriche : 14 (n. 1). Juan, Don : 100. jugement (v. aussi pensée critique) : 107, 302-306, 376, 392-393. juifs (v. aussi antisémitisme) : 8, 187 » 193 (n.), 211, 278, 282. Jules César (Shakespeare) : 106. Jungfrau, la : 247. K K…, M. (le cas de) : 87-88. K…, professeur d’histoire de Freud : 197. Kahlenberg : 267. Kassowitz, Max : 13, 239, 250. Kastner, Lotte : 184. Katharina (cas de) : 25 (n.). Kaufmann, Rudolf : 103. Keller, Gottfried : 140. Képler, J. : 6 (n. 1). Kipling, Rudyard : 7. Kleinpaul : 211. Knaus (v. aussi Bibl. II) : 70 (n. 1). Knôpfmacher, W. : 13 (n. 3). Knossos : 8, 296. Kobenzl : 266. Koko (dans Le Mikado) : 234. Koller, Karl : 3 (n. 1), 229. KOniggriitz (bataille de) : 229. KOnigsee, le : 253, 256. Kônigstein, Hans : 284. Kônigstein, Leopold : 17. Kortum, Karl Arnold : 217 (n. 2). Krafft-Ebing, R. von : 10, 148 (n. 1), 162, 168, 170, 305. Krœll : 286. L, lacune dans le psychisme : 137. Laerte : 198. langage (voir aussi aphasie, aphonie et théorie des neurones) : 375-377, 383-384 J fonction du : 15-16 ; dans les rêves : 256. latence (période de) : 145 (n. 2). Lauenburg, le duc de (dans Le page de Gustave-Adolphe de C. F. Meyer) : 227. Leipzig : 194, 210. Léonard de Vinci : 238. Leporello (dans Don Juan) : 179 (n. 1). Leprese : 230. Lessing, G. E. : 98 (n. 2). libido : et angoisse : 21, 17 (n. 1), 83, 84, 88, 141 (n. 4), 142 (n. 1), 185, 204 (n. 4), 207 ; développement de la : 25, 30, 163 (n.), 170 (n. 1), 204 (n. 4), 205-207 ; in conscienta : 185 ; et névroses de défense : 132, 133-134,147, 176,185,208 ; perte de – dans la mélancolie : 91 (n. 5), 93, 96-97. Lippo, Theodor (v. aussi Bibl. II) : 231 (n.), 232-233. Lisel (nurse des enfants de Freud) : 184. Louise, dans le cas de M. E. : 166.

Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci (1910)

V. · bloc 1 · confiance 0.95

Processe où un être se voit dans le père et tente de prendre sa place, selon Freud.

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V. Parmi les notes consignées par Léonard dans son journal, s’en trouve une qui retient l’attention du lecteur et par l’importance du fond et par un menu défaut de la forme. Il écrit en juillet 1504 : « Adi 9 di Luglio 1504 mercoledi a ore 7 mori Ser Piero da Vinci, notalio al palazzo del Potestà, mio padre, a ore 7. Era d’età d'anni 80, lascià 10 figlioli maschi e 2 femmine 81 . » Cette note se rapporte donc à la mort du père de Léonard. La petite erreur de forme consiste en la répétition de l’heure de la mort « a ore 7 » à deux endroits différents, comme si Léonard avait oublié à la fin de la phrase qu’il avait déjà inscrit cette heure au début. Ce n’est qu’une bagatelle, et tout autre qu’un psychanalyste n’en tiendrait pas compte. Peut-être ne le remarquerait-il pas, et, si l’on attirait son attention là-dessus, il dirait : Cela peut arriver à n’importe qui sous le coup de la distraction ou de l’émotion et n’a aucune importance. Le psychanalyste pense autrement : rien ne lui est trop minime de ce qui peut exprimer les mouvements cachés de l’âme et il a appris depuis longtemps que de tels oublis ou répétitions sont pleins de sens. Il faut être reconnaissant à la « distraction » quand elle permet de se trahir à des émois qui demeureraient sans elle cachés au fond de l’âme. Or, tout comme le compte des funérailles de Caterina et celui des frais pour les élèves, ces notes de Léonard relatives à la mort de son père réalisent un cas où Léonard ne put réprimer son émoi et où des éléments depuis longtemps refoulés se frayèrent, mais sous une forme déguisée, un chemin vers le jour. La forme est d’ailleurs semblable dans les trois cas : même minutie tatillonne, même prédilection pour les nombres 82 . Nous appelons cette répétition de termes « persévération ». Elle constitue un excellent moyen pour renforcer l’accent affectif. Rappelons par exemple les imprécations de saint Pierre, dans Le Paradis, de Dante, contre son indigne représentant sur terre 83 : Quegli ch’usurpa in terra il luogo mio, Il luogo mio, il luogo mio, che vaca Nella presenza del Figliuol di Dio Fatto ha del cimiterio mio cloaca. Sans l’inhibition affective de Léonard, la note du journal eût put être telle : Aujourd’hui à 7 heures mourut mon père Ser Piero da Vinci, mon pauvre père ! Mais le déplacement de la persévération sur le détail le plus indifférent, sur l’heure de la mort, dépouille la phrase de Léonard de tout pathétique et nous laisse juste encore reconnaître qu’il y avait ici quelque chose à cacher et à réprimer. Ser Piero da Vinci, notaire et descendant de notaires, était homme de grande énergie et de grande vitalité, ce qui lui permit d’arriver à la considération et à l’aisance. Il fut marié à quatre reprises, les deux premières femmes moururent sans enfants ; quand la troisième, en 1476, lui donna son premier fils légitime, Léonard était déjà âgé de vingt-quatre ans et avait depuis longtemps quitté la maison paternelle pour l’atelier de son maître Verrocchio. De la quatrième et dernière femme que Ser Piero épousa, déjà quinquagénaire, il eut encore neuf fils et deux filles 84 . Certes, le père de Léonard tint un rôle important dans l’évolution psychosexuelle de son fils, un rôle non pas seulement négatif, par son absence durant les premières années de l’enfant, mais un rôle direct par sa présence dans les années ultérieures. Qui convoita, enfant, la mère, ne peut se défendre d’aspirer à prendre la place du père, s’empêcher de s’identifier à lui en imagination et, plus tard, de considérer comme le premier devoir de la vie, le triomphe sur le père. Quand Léonard, avant sa cinquième année, fut recueilli dans la maison grand-paternelle, sa jeune belle-mère Albiera supplanta sans aucun doute sa mère dans son cœur, et il se trouva alors, vis-à-vis de son père, dans cet état de rivalité qu’on peut qualifier de normal. C’est aux approches seules de la puberté qu’un être prend parti pour ou contre l’homosexualité. Lorsque Léonard eut atteint ce tournant décisif, l’identification avec le père perdit toute importance pour sa vie sexuelle, mais se perpétua en d’autres domaines que ceux de l’érotique.