Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci (1910)
Ceceri est une colline près de Fiesole, qui pourrait être mentionnée dans un passage de Léonard.
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Sans doute cet instinct de jeu disparut en Léonard avec les années, et l’activité investigatrice, le dernier et le plus haut épanouissement de sa personnalité, dut absorber cet instinct à son tour. Mais la longue survivance, en Léonard, du besoin de jouer nous apprend avec quelle lenteur s’arrache de son enfance celui qui, dans cette enfance, connut la suprême félicité érotique, et ne la retrouva jamais plus. 81 Codex du British Muséum, 272 a., reproduit par Richter, op. cit., II, 416, n. 1372. Cité par Müntz, op. cit., p. 13, d’après lequel le cite Freud (N. d. T.). 82 Je veux faire abstraction d’une plus grosse erreur commise ici par Léonard, quand il attribue quatre-vingts ans à son père au lieu de soixante-dix-sept. 83 Canto XXVII, V. 22-25. 84 Il semble que Léonard, en ce passage de son journal, se soit trompé sur le nombre de ses frères et sœurs, ce qui contraste singulièrement avec l’apparente exactitude du passage ( N. d. A.). Voir dans Gustave Uzielli, Ricerche intorno a L. d. V., Florence, Pellas, 1872, p. 222-223, l’arbre généalogique des Vinci, établi d’après les recherches que fit Uzielli dans les archives mêmes de la famille. Uzielli y attribue à Ser Piero, comme ici Léonard, douze enfants, dix garçons et deux filles, sans spécifier de laquelle des deux dernières femmes chacun des derniers onze enfants est issu (N. d. T.). 85 Vasari, La Vita di L. da V., Ed. Poggi, 1919, p. 6. 86 « Il duca perse lo stato e la roba e libertà e nessuna sua opéra si fini per lui. » Voir Seidlitz, op. cit., II, p. 270. 87 Op. cit. 88 « Chi disputa allegando l’autorità non adopra lo 'ngegno ma piuttosto la memoria. » Codex atlanticus, f° 76 r., cité par Solmi, Conferenze florentine, p. 13, et Frammenti, etc., p. 83. 89 Müntz, La Religion de Léonard, op. cit., p. 292 et suivantes. 90 Vasari, op. cit., par exemple, p. 6. 91 I. Delle pitture de’ santi adorate « Parleranno li omini alli omini, che non sentiranno ; avran gli occhi aperti, e non vedranno ; parleranno a quelli, e non fia loro risposta ; chiederan grazia a chi avrà orecchi e non ode ; faran lume a chi è orbo. » Codex atlanticus, f° 362 r., cité par Solmi, Frammenti, etc., p. 374. II. Del pianto fatto il venerdi santo « In tutte le parti d’Europa sarà pianto da gran popoli per la morte d’un solo omo, morto in Oriente. » Codex atlanticus, f° 362 r., cité par Solmi, op. cit., p. 373 (N. d. T.). 92 Voici le passage original : « Piglerà il primo volo il grande uccello sopra del dosso del suo magnio Cecero, empiendo l’universo di stupore, empiendo di sua fama tutte le scritture e gloria etterna al loco doue nacque. » Codice sul volo degli uccelli, édition Piumati-Sabachnikoff, Paris, Rouveyre, 1893. Couverture interne, 2. — Richter, op. cit., II, 430 n. 1428. Richter a traduit cecero par Swan = cygne. Il ne semble pas être ici question de cygne. Ceceri est une colline près de Fiesole. (Freud, dans une note, cite ici Marie Herzfeld, d’après laquelle (L. d. V., p. 32) « le grand Cygne désignerait une colline près de Florence, le monte Cecero ».) Merejkovski a voulu voir dans ce passage une allusion à un vol de la machine lancée du haut du monte Ceceri. Il n’est pas impossible que Léonard ait ici pensé à une première tentative faite de cette manière, mais le passage est certainement très obscur. (N. d. T.) 93 D’après les travaux de Paul Federn, et aussi de Mourly Vold (1912), érudit norvégien étranger à la psychanalyse. 94 Vasari, op. cit., 1919, p. 41 ( N. d. T.). 95 Ibid., p. 41 ( N . d. T.). 96 Sur ces lettres et les hypothèses qui s’y rattachent, voir Müntz, op. cit., p. 82 et suivantes : leur texte, avec celui d’autres écrits s’y rapportant, se trouve dans M. Herzfeld, op. cit., p. 223 et suivantes (N. d. A.). Voir aussi Richter, op. cit., II., p. 385, n. 1336 et suivants (N. d. T.). 97 « De plus il perdit beaucoup de temps à dessiner des entrelacs de corde, où l’on pouvait suivre le fil d’un bout à l’autre, de façon à emplir un cercle parfait ; un dessin très compliqué et très beau de cette sorte est gravé sur cuivre, et au milieu se lit : Leonardus Vinci Academia. » Vasari, op. cit., p. 5.