Freud — Corpus & Glossaire

Quantité du stimulus φ

Une quantité de stimulus qui renforce la tendance à la décharge dans le système nerveux et se transforme en excitation motrice proportionnelle. Le système moteur est directement relié à φ.

Sources de référence

Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)

Première partie · bloc 12 · confiance 0.95

Une quantité de stimulus qui renforce la tendance à la décharge dans le système nerveux et se transforme en excitation motrice proportionnelle. Le système moteur est directement relié à φ.

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Ce passage lui reste ouvert, mais elle n’abandonne derrière elle aucune trace mnémonique. La quantité du stimulus φ renforce, dans le système nerveux, une tendance à la décharge et se mue en excitation motrice proportionnelle. (L’appareil moteur est directement relié à φ.) Les quantités ainsi converties produisent un effet qui les dépasse quantitativement de beaucoup ; elles pénètrent, en effet, dans les muscles, les glandes, etc. et y agissent par libération [de quantités] alors qu’entre les neurones c’est uniquement une transmission [de quantité] qui se produit. En outre, c’est dans les neurones φ que se terminent les neurones ψ auxquels une partie de la quantité (Qή) se trouve transmise, mais seulement peut-être une simple fraction correspondant à l’importance des stimuli intercellulaires. Demandons-nous maintenant si la quantité (Qή) transmise à ψ ne s’accroîtrait pas proportionnellement à la quantité Q du courant en φ, de telle sorte qu’un stimulus plus grand puisse produire un effet psychique plus considérable. Un aménagement particulier semble ici exister de façon à maintenir la quantité (Q) loin de ψ. Les voies de conduction sensorielles en φ ont une structure particulière : elles se ramifient sans cesse et offrent des voies plus épaisses ou plus ténues qui ont de nombreuses terminaisons. La figure ci-dessus (fig. 13, p. 1 ) va probablement permettre de le comprendre. Une excitation forte emprunte d’autres voies qu’une excitation plus faible. Par exemple, Qή 1 ne passe que par la voie I et transmet une fraction en ψ à un point terminal α. Qή 2 [c’est-à-dire une quantité deux fois plus forte que Qή 1] ne va pas transférer une fraction double à α, mais sera capable de parcourir la voie II, plus étroite que I, et d’y ouvrir une deuxième terminaison ψ (en β). Qή 3 ouvrira la voie la plus étroite et opérera la transmission à travers la terminaison γ (voir la figure). Ainsi, chaque voie φ sera débarrassée de sa charge et la quantité plus grande en φ se manifestera par le fait que plusieurs neurones, au lieu d’un seul, se trouveront investis en ψ. Tous les investissements des divers neurones ψ peuvent en pareil cas être à peu près de même importance. Lorsque Qή en φ produit une charge en ψ alors Qή 3 se traduit par une charge en ψ 1 + ψ 2 + ψ 3. Ainsi la quantité en φ se manifeste par une complication en ψ. C’est de cette façon que la quantité (Q) est retenue loin de ψ, tout au moins dans une certaine limite. Tout cela rappelle la loi de Fechner 19 qui pourrait ainsi se trouver localisée. C’est de cette façon qu’à partir de φ, ψ se trouve chargé de quantités (Q) qui sont normalement faibles. La quantité d’excitation φ se manifeste en ψ par une complication et la qualité par la topographie puisque, d’après les rapports anatomiques, les différents organes sensoriels ne communiquent que par des neurones ψ bien déterminés. Toutefois, ψ reçoit aussi des investissements provenant de l’intérieur du corps et il semble raisonnable de diviser les neurones ψ en deux groupes : les neurones du pallium 20 qui reçoivent leurs investissements de φ et les neurones nucléaires qui les reçoivent des voies de conductions endogènes. X. Les voies de conduction ψ La partie nucléaire de ψ est reliée aux voies par lesquelles montent les quantités endogènes d’excitation (Q). Sans nier la possibilité de connexions entre ces voies et φ, nous sommes obligés de nous en tenir à notre opinion originelle, suivant laquelle une voie directe mène de l’intérieur du corps aux neurones ψ (p. 1 ). Mais il s’ensuit alors que se trouve exposé sans protection aux quantités (Q) venant de là et c’est dans ce fait (nous le verrons, p. 1 ) que réside la force motrice des mécanismes psychiques. Ce que nous savons des excitations endogènes nous permet de dire qu’elles sont de nature intercellulaire, qu’elles se produisent de façon continue pour ne se transformer que périodiquement en excitations psychiques. L’idée d’une accumulation ne saurait être rejetée et l’intermittence de leur action psychique nous amène à penser que ces stimuli, lors de leur acheminement vers ψ, se heurtent à des résistances qui ne peuvent être surmontées que si la quantité d’excitation augmente.