Freud — Corpus & Glossaire

Principe de Nirvana

Tendance à réduire la tension à zéro, concept introduit dans l'Esquisse d'une explication physiologique des phénomènes psychiques (1911 b) et développé plus tard dans Au-delà du principe de plaisir (1920 g)

Sources de référence

Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)

Première partie · bloc 29 · confiance 0.95

Tendance à réduire la tension à zéro, concept introduit dans l'Esquisse d'une explication physiologique des phénomènes psychiques (1911 b) et développé plus tard dans Au-delà du principe de plaisir (1920 g)

Voir le passage source
Fleischl von Marxow (1893), accompagnées d’une esquisse biographique due au Pr Sigmund Exner (1893) ; pour les rapports entre la physiologie et la psychologie, consulter les travaux d’Exner lui-même et en particulier son Esquisse d’une explication physiologique des phénomènes psychiques, 1894, où il écrit (p. 225) : « Tous les phénomènes de quantité et de qualité des sensations, perceptions et représentations conscientes peuvent se ramener à des stimuli quantitativement variables des diverses parties de cet ensemble de voies. » Pour la question de la mémoire, voir les auteurs français et aussi la conférence de A. Forel sur La mémoire et ses anomalies , Zurich, 1885, travaux que Freud lut attentivement et dont il put tirer des suggestions. 5 En écrivant que l’application réussie des concepts dynamiques aux problèmes de l’hystérie lui a suggéré les présentes recherches, Freud nous remet en mémoire que les Études sur l’Hystérie n’avaient paru que peu de temps avant la rédaction de ce travail. Tout nous permet de supposer que Freud a tenté dans l’Esquisse de résoudre les difficultés contre lesquelles Breuer avait buté dans la partie théorique des Études. Freud est ici en complet désaccord avec Breuer qui écrit : « Dans ces pages nous parlerons peu du cerveau et pas du tout des molécules. Les processus psychiques doivent être décrits dans la langue de la psychologie ; il ne peut en être autrement. » 6 Le mot substance manque dans le manuscrit. 7 Les idées ici exposées ont été reprises par Freud dans les Zwei prinzipien des psyschischen Geschehen (Les deux principes du fonctionnement mental), 1911 b. On les trouve également dans le VIIe Chapitre de L’Interprétation des rêves, 1900. Il est question de la distinction à établir entre la tendance à réduire la tension à zéro et la modification de cette tendance qui veut alors maintenir aussi bas que possible le niveau de la tension, c’est-à-dire entre le « principe de Nirvana » et « le principe de plaisir ». Voir Au-delà du principe de plaisir, 1920 g . 8 Freud s’est servi de quelques-unes de ces idées dans Au-delà du principe de plaisir. Il y déclare « avoir adopté à propos de la localisation, la manière de voir de l’anatomie cérébrale ». D’après l’analyse qu’a donnée Dorer (1932) de l’attitude de Freud à l’égard des théories de Meynert, il est incontestable que Freud, en écrivant cette phrase, pensait à Meynert. L’influence de celui-ci semble se faire sentir en plusieurs endroits de l’Esquisse, bien qu’il ne soit guère possible de la distinguer de prime abord des opinions neurologiques généralement admises à la fin du XIXe siècle. 9 De ce qui va suivre, nous pourrons déduire les caractères des deux groupes de neurones, qui sont les suivants : les neurones φ sont « perméables », c’est-à-dire qu’ ils n’offrent pas de résistance ; ils servent à atténuer les stimuli venant du monde extérieur et s’identifient à la substance grise de la moelle. Les neurones ψ sont rétenteurs, réduisent les stimuli internes et s’identifient à la substance grise supérieure du cerveau. 10 On trouve, p. 1 , une réponse à cette question. Certaines des questions traitées dans ce chapitre se retrouvent sous une forme modifiée dans les hypothèses de Freud relatives à la mémoire et à l’état conscient. Voir à ce sujet L’Interprétation des rêves, p. 485 de la trad. franç., et la théorie suivant laquelle « mémoire et qualité qui caractérisent l’état conscient s’excluent » l’une l’autre dans les systèmes ψ. Freud a plus tard exprimé, d’une façon plus radicale encore, l’hypothèse d’après laquelle « le conscient surgit en lieu et place de la trace mnémonique ( Au-delà du principe de plaisir, 1920 g ), où ces idées sont attribuées à Breuer. Lire également Notice sur le bloc magique (1925 a) et la lettre 52 du 6 décembre 1896. Breuer a soutenu une opinion semblable dans son chapitre théorique des Études sur l’hystérie, 1895, p. 164. « Cet appareil perceptif incluant les sphères sensorielles du cortex doit être distinct de l’organe qui emmagasine et produit les impressions sensorielles sous la forme d’images mnémoniques… » 11 Voir p. 1 12 Voir p. 1 et note 8.