Freud — Corpus & Glossaire

Processus primaire posthume

Un processus primaire qui se produit après la puberté, confirmant l'importance de la date tardive de la puberté pour la production de tels processus.

Sources de référence

Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)

Deuxième partie. Psychopathologie · bloc 7 · confiance 0.95

Un processus primaire qui se produit après la puberté, confirmant l'importance de la date tardive de la puberté pour la production de tels processus.

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Il ne saurait, par conséquent, empêcher entièrement la survenue d’un processus primaire. En outre, plus la quantité qui tend à s’écouler est considérable, plus le moi a de peine à se livrer à une activité mentale qui, tout l’indique, consiste en un déplacement expérimental de petites quantités (Qή) [pp. 1 et suiv.]. La « réflexion » est une activité du moi qui exige du temps ; elle devient impossible quand le niveau affectif nécessite de grandes quantités. C’est pourquoi lorsqu’il y a affect, nous observons une précipitation et un choix de moyens analogues à ceux que nécessite le processus primaire. Il appartient donc au moi d’empêcher tout déclenchement d’affect qui permettrait alors la production d’un processus primaire. Le meilleur instrument dont il dispose pour ce faire est le mécanisme de l’attention. Si l’investissement générateur de déplaisir était capable d’échapper à l’attention, l’intervention du moi serait trop tardive. C’est là justement ce qui arrive dans le cas du proton pseudos hystérique. L’attention se concentre sur des perceptions généralement susceptibles de déclencher du déplaisir. Mais ici c’est une trace mnémonique et non une perception qui, inopinément, provoque ce déplaisir et le moi le découvre trop tard. C’est parce qu’il ne s’y attendait pas qu’il a laissé se dérouler un processus primaire. Les souvenirs peuvent cependant en d’autres circonstances encore déclencher du déplaisir. Le fait est certes tout à fait normal lorsqu’il s’agit de souvenirs récents. Quand un traumatisme (un incident pénible) se produit pour la première fois, à une époque où le moi est déjà formé – car les tout premiers traumatismes échappent entièrement au moi – il y a production de déplaisir ; mais le moi est déjà l’œuvre et crée alors des investissements latéraux. Quand ensuite, un investissement de la trace mnémonique se produit, le déplaisir se renouvelle, mais les frayages du moi existent déjà et l’expérience montre que ce second déclenchement de déplaisir diminue, jusqu’au moment où, après plusieurs répétitions, il n’est plus qu’un signal d’une intensité que le moi est capable de supporter. L’essentiel est donc que lors du premier déclenchement de déplaisir, il y ait inhibition du moi afin que le processus ne s’effectue pas à la façon d’une expérience affective primaire « posthume ». Et pourtant, justement ce qui se produit lorsque, comme dans le cas du proton pseudos hystérique, le déclenchement de déplaisir est occasionné par un souvenir. Par là se trouve confirmée l’importance d’une des conditions nécessaires que nous a fait connaître l’expérience clinique, à savoir que la date tardive de la puberté rend possible la production de processus primaires posthumes. 46 Après les Études sur l’hystérie, Freud a rarement utilisé dans ce sens le terme de « symbole ». 47 Pour les processus primaires, voir pp. 1 et suiv. 48 Freud ne s’est plus servi de cet exemple dans ses œuvres publiées. 49 Freud, dans ses découvertes ultérieures relatives à la sexualité infantile et à l’importance de celle-ci, n’a pas complètement abandonné ce point de vue et a mis en lumière l’investissement régressif des matériaux infantiles, lors de la puberté. 50 [Ce processus est plus longuement décrit dans la IIIe Partie de ce travail].