Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)
Les frustrations subies dans la première enfance contribuent en général beaucoup au développement du sens de la réalité et fournissent à l’enfant une raison de reconnaître, d’identifier, la personne qui s’occupe de lui et qui lui procure à la fois satisfaction et frustration.
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Voir aussi pp. 1 Et suiv. 56 [Neuf mots ont été omis dans l’édition allemande de 1950.] 57 Dans L’Interprétation des rêves, Freud écrit : « Pour donner une qualité à ces processus (de pensée), l’homme les associe à des souvenirs de mots. » Dans ses travaux postérieurs, Freud a ainsi formulé sa pensée : « La représentation consciente englobe la représentation objectale plus la représentation verbale correspondante, tandis que la représentation inconsciente n’est que la représentation objectale seule » (p. 156, Métapsychologie (l’Inconscient)). 58 Voici comment on peut traduire ce passage en employant la terminologie ultérieure de Freud : les frustrations subies dans la première enfance contribuent en général beaucoup au développement du sens de la réalité. Elles fournissent, en particulier, à l’enfant une raison de reconnaître, d’identifier, la personne qui s’occupe de lui et qui lui procure à la fois satisfaction et frustration. 59 La pensée « est essentiellement une sorte d’action expérimentale qui s’accompagne d’un déplacement de faibles quantités d’investissement avec faible dépense (décharge) » (Formulations des deux principes du fonctionnement mental, 1911 b). 60 En français dans le texte. 61 [La distinction établie entre énergie psychique « liée » ou « statique » d’une part, et énergie « libre » ou « mobile » d’autre part, constitue l’un des concepts fondamentaux de Freud. Il y revient dans ses travaux ultérieurs. Par exemple dans L’Interprétation des rêves, chap. VII (E), il attribue cette distinction à Breuer qui en avait parlé dans la IIe Partie de sa Contribution théorique aux Études sur l’hystérie, ouvrage paru quelques mois avant que Freud n’écrivît l’Esquisse (1895).] 62 [Voir pp. 1 et suiv.] 63 Freud a continué à exposer ces idées (1911 b ) en attribuant à l’attention la tâche « d’explorer périodiquement le monde extérieur pour que les faits qui s’y déroulent soient déjà connus au cas où une nécessité interne impérieuse viendrait à surgir ». 64 [Freud a maintes fois souligné, dans ses travaux ultérieurs, cette distinction (voir par exemple les dernières pages de L’Interprétation des rêves ).] 65 Première description par Freud des processus cogitatifs préconscients. 66 En allemand « Ablaufquantität ». 67 Le mot « umgebenden » (environnant) a été imprimé par erreur dans l’édition allemande de 1950 au lieu du mot « ungebunden » (non lié, libre). 68 V. L’Interprétation des rêves (p. 512 de la trad. franç.) où Freud écrit : « D’autre part, on voit aisément que le principe du désagréable, qui par ailleurs offre à la pensée des points d’appui importants, la gêne dans sa poursuite de l’identité. La tendance de la pensée doit donc être de s’affranchir toujours davantage de la régularisation exclusive par le principe du désagréable et de réduire le développement du désagréable à un minimum utilisé comme signal. » 69 Dans l’édition allemande de 1950 le mot qualité se trouve, par erreur, à la place du mot quantité. 70 Dans L’Interprétation des rêves, Freud n’a fait qu’effleurer en passant cette question. Il écrit (p. 425 de la trad. franç.) : « Notre pensée de veille (pensée préconsciente) se comporte à l’égard des éléments fournis par la perception exactement comme la fonction que nous venons d’étudier vis-à-vis du contenu des rêves. Elle met de l’ordre, introduit des relations, apporte une cohésion intelligible conforme à notre attente. »