Freud — Corpus & Glossaire

auto-analyse

Processus d'analyse psychique que Freud s'est appliqué à lui-même.

Sources de référence

Esquisse d’une psychologie scientifique (1895)

Annexes · bloc 10 · confiance 0.95

Processus d'analyse psychique que Freud s'est appliqué à lui-même.

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Freud, Sam (neveu de) : 285. Freud, Sigmund (v. aussi Bibl. I) apprentissage profess. : n-16 ; auto-analyse : 26-27, 34, 38, 165 (n. 2), 186 (n. 2), 189, 191 (n. 1), 193-199,205,207- 208, 210 (n. 2), 217, 240- 241, 354 (n. 2), 356 (n.) ; candidature au professorat : 8, 39, 168-169,170 (n. 3), 177, 186, 217, 267, 303-306 ; enfance et jeunesse : 28, 194-195 ; en tant que fumeur : 74-76, 108, 114, 118, 278 ; états névrotiques : 34, 75, 186-188, 194, 209, 265, 275, 277 ; goût de F… : pour l’anthropologie : 165, 168 ; pour l’archéologie : 8, 160, 203, 223, 244, 250, 254, 258, 272, 274, 289, 296, 298 ; pour l’art : 190, 235 ; pour la littérature : 8, 12, 114, 140, 184, 198, 219, 227-230, 240, 275 ; intérêt pour : la musique : 211, 296 ; la politique : ni, 118 ; Sigmund (mariage de) : 7, 14 ; et la neurologie : 6, 12-24, 53, 57 (n. 3), 73 ; nostalgie de l’Italie : 8, 160, 172, 189-190, 209, 223, 239, 245, 248-249, 250, 261, 272, 282, 285, 291, 293, 298, 304 ; relations avec Fliess : (v. Fliess) ; voyage (anxiété) : 190, 194, 210, 253 ; voyages : 222-223, 230, 233, 236, 294-295, 298. Freud, Sophia (fille de) : 144. Freud, nurse des enfants de : 260. Freud, nurse de : 28, 29 (n. 1), 194-199, 217. frigidité : 59, 65, 72, 81, 92, 95-96. fuero : 156 (n.). Fulda, Ludwig : 188 (n. 2), 220. G gains secondaires de la maladie : 176, 188, 195, 208 (n. 3). gastralgie : 2, 4, 33. Gattl, Dr : 178, 189, 236, 249, 292. gaucher : 214. Gegenwart : 272. Gibraltar : 241. Gœthe : 58 (n. 1), 153, 162, 184, 195,200,210,217 (n. 5), 237 (n.), 254, 267 (n. 2), 289. Gomperz, Dr H. : 271. Gomperz, Elise : 305. Gomperz, Theodor : 305. gonorrhée : 60, 66, 237. Gorizia : 223. Gradiva (de Jensbn) : 184 (n. 4), 229 (n. 3). Grado : 224, 233. Grillparzer, Franz : 198 (n.). grossesse : 50, 104, 140, 197 (n.), 247 ; peur de la : 72, 80. Gustave-Adolphe (le page de), par C. F. Meyer : 226. H hallucinations : 102, 127, 135, 162 (n. 1) ; accès : 18 (n. 3 ) ; activation des images verbales : 155 j auditives : 135-136, 177 ; caractère hallucinatoire des rêves : 18 (n. 3), 355 » 390-391 ; caractère hallucinatoire des désirs : 338, 343-344, 344 (n.), 380 ; confusion : 98, 101-102 163. Hamlet : 30, 192, 198, 203, 220. Harden, Maximilien : 217 (n. 7). Head, Henry : 291. Heilige, Der (de C. F. Meyer) : 240. Helmholtz, H. : 7, 19, 22. hémianesthésie dans l’hystérie : 17. hémianopsis : 14. Henri le Vert, de Keller : 140. Herbart, J.-F. : 42. hérédité (facteurs héréditaires) : 32, 59 » 61, 64-65, 77 » 87-89, 93, 130, 164, 192. herpes zoster : 291, 300. Hirschbühel : 253. Histoire de la civilisation grecque (de Burckhardt) : 244. Hochzeit des Mônchs, die (par C. F. Meyer) : 229. homme (anesthésie chez 1’) : 96 ; névrose d’angoisse chez 1’ : 64, 80, 82, 84, 149 (n.) ; bisexualité chez 1’ : 5, 150, 158, 215 ; retour d’âge chez 1’ : 77 (n. 1), hystérie chez 1’ : 16, 17, 117, 136, 137, 161, 163, 167 ; migraines chez 1’ : 104 ; neurasthénie chez 1’ : 59, 62, 64, 66 ; pédérastie : 180 ; sexualité chez 1’ : 62, 91 (n. 5), 95-96, 131-132, 207. Hutten’s letzte Tage (de C. F. Meyer) : 240, 247. hydrothérapie : 51. hyperémie : 50. hyperesthésie : 70 (n. 1), 118. hypertonie : 73 (n. 1). hypnoldes (états dans l’hystérie) : 9, 58 (n. 2). hypnoses : 17, 41, 49, 53 (n. 2), 99, 107 (n. 1), 243, 282 (n. 1), 354. hypocondrie : 47, 64, 65, 75 » 90, 101, 133-hypospermie : 60. hystérie : et choix de la névrose : 202, 207, 270 ; et masturbation : 206,211-212, 367 ; et mécanismes de défense : 102, 115, 129-130, 136-137 » 145-146,157-158, 363-369 ; et situation œdipienne : 168, 198, 228 ; et rêves : 216, 241 ; et théorie des neurones : 128, 313 5 et traumatisme sexuel : 18 (n. 3), 61-62, 70 (n. 1), 112-113, 136-137, 145-146, 157- 158, 173 J conflit toujours à la base de 1’ : 121 ; curabilité de 1’ : 144, 195 ; étiologie sexuelle de 1’ : 61, 63-64, 78, 201, 290 ; féminine due au coït interrompu : 71-72, 80, 137 ; féminine due à l’impuissance de l’homme : 63 ; dans Hamlet : 198 ; masculine : 16-17, 117, 136-137 » 161, 164, 167 ; négatif de la perversion : 158-

L’interprétation des rêves (1899)

Préface · bloc 4 · confiance 0.95

Processus par lequel Freud s'examine lui-même pour comprendre ses propres rêves et souvenirs, considéré comme une obligation pour un psychanalyste.

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Freud avait cru que sa théorie ne vaudrait pas une obole s’il ne commençait par se choisir lui-même comme sujet d’observation. Un psychanalyste doit d’abord disséquer son propre passé s’il veut livrer les résultats de l’autopsie faite sur l’âme de ses patients. Freud regrettait-il de s’être exposé à la raillerie des badauds scientifiques en évoquant dans l’Interprétation ses rêves, son enfance, ses obsessions, ses jalousies ? « Le meilleur de ce que tu peux savoir, tu ne dois pas le raconter à ces garnements… » Freud avait beau se répéter le conseil de Goethe, il s’en tenait à une obligation : l’aveu de ses faiblesses. Dix ans après la parution de l’Interprétation, il écrivait dans la préface à la deuxième édition : « Pour moi, ce livre a une autre signification, une signification subjective que je n’ai saisie qu’une fois l’ouvrage terminé. J’ai compris qu’il était un morceau de mon auto-analyse, ma réaction à la mort de mon père, l’événement le plus important, la perte la plus déchirante d’une vie d’homme. » L’Interprétation serait-elle l’autobiographie déguisée de Sigmund Freud, né en Moravie en 1856, fils d’un négociant en textile ruiné, psychologue téméraire et médecin rejeté par l’Université ? Freud, en se penchant sur ses rêves, nous livre quelques fragments de sa vie : sa naissance, la prédiction d’une paysanne sur son brillant avenir, l’éducation qu’il reçut d’une vieille nourrice, les cauchemars de son enfance (il vit en songe sa mère morte, entourée de personnages portant des becs d’oiseaux), les premiers soupçons d’antisémitisme (il se souvient d’un incident que lui raconta son père : un jour, il se promenait dans Freiberg, coiffé d’un bonnet de fourrure neuf, lorsque survint un chrétien qui d’un coup envoya son bonnet dans la boue en criant : « juif, descends du trottoir ! » Sigmund connut sa première déception quand son père lui avoua qu’il était descendu du trottoir pour ramasser son bonnet). Il y a aussi les rivalités avec les confrères, la peur d’être mal jugé par ses aînés, le désir mégalomaniaque de devenir professeur d’université, l’envie de voir Rome avant de mourir, le sentiment d’être atteint de myopie et de ne plus reconnaître ses racines juives. Page après page, le livre de la vie de Freud s’écrit dans l’impatience de conjurer la crainte de la mort, quand les avertissements du destin se multiplient et quand le châtiment se révèle inéluctable. Freud n’était pas un donneur de leçons. « La complexité d’un caractère humain se résout très rarement par les solutions simples de notre morale périmée », écrivait-il au terme de ce livre qui nous apprend la volupté d’être à la fois divin et misérable. Faut-il être Dieu ou mendiant ? Ni l’un ni l’autre, répondent les psychanalystes qui ne se livrent plus guère à l’interprétation des rêves ; en nous privant de nos misères, ils nous privent aussi de notre divinité. Freud mêlait ses rêves à ceux de ses patients, il prenait leurs confessions comme un crédit qu’il lui fallait payer par ses propres aveux. Il leur citait souvent ce mot de Heinrich Heine : « Vous m’avez rarement compris, Et je vous compris bien rarement aussi, Ce n’est que quand ensemble nous roulâmes dans la boue Que nous nous comprîmes aussitôt. » Roland JACCARD

L’interprétation des rêves (1899)

Préface de la deuxième édition · bloc 1 · confiance 0.95

Procédé utilisé par Freud pour analyser sa propre conscience, notamment dans le contexte de la mort de son père.

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Préface de la deuxième édition La publication, moins de dix ans après la parution de cet ouvrage, d’une seconde édition, n’est pas nécessitée par l’intérêt que lui auraient accordé les cercles de spécialistes auxquels, dans ma préface originale, je m’adressais. Mes collègues les psychiatres ne semblent pas avoir pris la peine de surmonter la stupeur que leur avait causée ma nouvelle approche du rêve. Quant aux philosophes de profession, ils ont pris l’habitude de considérer les problèmes liés à la vie du rêve comme un appendice des états de conscience et de les traiter en quelques mots – les mêmes généralement ; aussi n’ont-ils pas remarqué qu’il y avait justement là matière à un certain nombre de déductions qui doivent transformer totalement nos théories psychologiques. L’attitude des critiques scientifiques ne pouvait conduire qu’à la conviction que l’ouvrage était condamné à un silence de mort, et ce n’est pas le petit groupe des courageux partisans de mes théories, qui pratiquent sous ma conduite le traitement psychanalytique, et qui, à mon exemple, utilisent dans le traitement des névroses l’interprétation des rêves, ce n’est pas ce petit groupe qui aurait jamais pu épuiser la première édition de mon livre. Je suis ainsi très redevable à un cercle plus large de gens cultivés et curieux dont l’intérêt m’a conduit, après neuf années, à reprendre ce difficile travail, qui est fondamental à bien des égards. Je me réjouis de constater que j’ai trouvé très peu de choses à y reprendre. J’ai çà et là intercalé du nouveau, ajouté un détail issu de mon expérience accrue et, en quelques endroits, j’ai remanié mon texte. Mais l’essentiel de ce que j’ai écrit sur le rêve et son interprétation et sur les théorèmes psychologiques qui en découlent demeure inchangé. Tous ceux qui sont familiers de mes autres écrits (sur l’étiologie ou le mécanisme des psychonévroses) savent que je n’ai jamais présenté l’inachevé comme achevé et que je me suis toujours efforcé de transformer mes dires en fonction du progrès de mes connaissances. Pour ce qui est du rêve, j’ai pu m’en tenir à mes premières assertions. Au cours des longues années pendant lesquelles j’ai travaillé au problème des névroses, j’ai eu bien des hésitations et, souvent, je ne savais plus que penser. Chaque fois, c’est l’interprétation du rêve qui m’a rendu l’assurance. Mes nombreux adversaires scientifiques font donc preuve d’un sûr instinct, en refusant de me suivre justement sur le terrain de mes recherches sur le rêve. La matière même de ce livre, mes propres rêves, dont je suis parti pour exposer ma méthode d’interprétation, et qui, par suite de la marche du temps, sont pour la plupart dévalués et dépassés, se sont montrés, au cours de cette révision, hostiles à toute transformation. Pour moi, ce livre a une autre signification, une signification subjective que je n’ai saisie qu’une fois l’ouvrage terminé. J’ai compris qu’il était un morceau de mon auto-analyse, ma réaction à la mort de mon père, l’événement le plus important, la perte la plus déchirante d’une vie d’homme. Ayant découvert qu’il en était ainsi, je ne me sentis plus capable d’effacer les traces de cette influence. Peu importe au lecteur quel matériel lui sert à apprécier et à interpréter les rêves. Chaque fois qu’il m’a paru impossible d’incorporer dans le texte original une addition importante, j’ai indiqué, entre crochets, sa date 1 . Berchtesgaden, été 1908. 1 Ces crochets ont été supprimés dans les éditions suivantes.