Freud — Corpus & Glossaire

Stimuli sensoriels externes

Les stimuli sensoriels externes sont des excitations provenant de l'extérieur du corps qui peuvent devenir sources de rêves pendant le sommeil. Ils comprennent des impressions sensorielles telles que la lumière, le bruit et les odeurs.

Sources de référence

L’interprétation des rêves (1899)

Chapitre I. La littérature scientifique concernant les problèmes du rêve · bloc 11 · confiance 0.95

Les stimuli sensoriels externes sont des excitations provenant de l'extérieur du corps qui peuvent devenir sources de rêves pendant le sommeil. Ils comprennent des impressions sensorielles telles que la lumière, le bruit et les odeurs.

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Delbœuf raconte qu’un de ses collègues de l’université avait refait en rêve une promenade en voiture très dangereuse au cours de laquelle il n’avait échappé que par miracle à un accident, et cela avec tous les détails qu’il avait vécus. Miss Calkins mentionne deux rêves qui reproduisaient exactement un événement du jour précédent. Je raconterai moi-même, un peu plus loin, un exemple de retour sans modification dans le rêve d’événements d’enfance 6 . III. Les stimuli et les sources du rêve L’expression populaire « les rêves viennent de l’estomac » explique ce que nous entendons par les stimuli du rêve, sources du rêve. Derrière ces concepts se dissimule une théorie du rêve conçu comme conséquence d’un dérangement pendant le sommeil. Nous n’aurions rien rêvé si rien n’avait troublé notre sommeil, et le rêve est la réaction contre ce dérangement. Les auteurs qui traitent du rêve font une large place aux causes qui le provoquent. Il est évident que le problème n’a pu se poser que du jour où le rêve est devenu objet de recherche de la part des biologistes. Les anciens, qui considéraient le songe comme envoyé par les dieux, n’avaient pas à chercher sa source dans des excitations physiques. Le rêve était envoyé par la volonté divine ou par les puissances infernales, son contenu dépendait de leur savoir ou de leurs intentions. La science, par contre, se demanda aussitôt si le stimulus du songe était toujours le même ou s’il pouvait être multiple, et dès lors la question se posa de savoir s’il appartenait à la psychologie ou à la physiologie d’expliquer les causes du rêve. La plupart des auteurs paraissent admettre que les causes du trouble dans le sommeil, et par conséquence les sources du rêve, peuvent être multiples et qu’aussi bien les stimuli somatiques que les excitations psychiques peuvent provoquer les rêves. Les opinions diffèrent beaucoup aussitôt qu’il s’agit de préférer l’une ou l’autre des sources du rêve et de les classer par ordre d’importance. Si l’on dénombre complètement les sources des rêves, on en trouve finalement de quatre sortes. Cette division peut d’ailleurs aussi servir pour les rêves eux-mêmes : 1. Excitation sensorielle externe (objective) ; 2. Excitation sensorielle interne (subjective) ; 3. Stimuli somatiques internes (organiques) ; 4. Source purement psychique de la stimulation. 1. Les stimuli sensoriels externes Strümpell jeune, le fils du philosophe dont l’œuvre sur le rêve nous a si souvent guidé dans ces problèmes, a communiqué l’observation (souvent citée depuis) d’un malade atteint d’anesthésie générale et d’anesthésie de la plupart des impressions sensorielles. Lorsque chez cet homme on supprimait momentanément les quelques impressions sensorielles restantes, il s’endormait. Quand nous voulons nous endormir, nous nous efforçons de nous mettre dans une situation analogue à celle de l’expérience de Strümpell. Nous fermons les yeux, qui sont, de toutes les portes des sens, les plus importantes, et nous nous efforçons d’éloigner de nos autres sens tout stimulus ou toute modification des stimuli qui agissent sur eux. Nous nous endormons ensuite, bien que notre effort ne soit jamais parfaitement réussi. Nous ne pouvons ni éloigner entièrement de nos sens tout stimulus, ni supprimer entièrement l’excitabilité de nos sens. Le fait que nous pouvons toujours être réveillés par un stimulus plus fort prouve bien « que, même pendant le sommeil, l’âme est en liaison constante avec le monde extérieur au corps ». Les stimuli sensoriels qui nous parviennent pendant le sommeil peuvent très bien devenir sources de rêves. Il y a un grand nombre de ces stimuli depuis ceux que le sommeil apporte inévitablement avec lui ou laisse passer jusqu’au stimulus accidentel qui peut provoquer ou provoque vraiment le réveil. Une lumière plus forte peut frapper nos yeux, un bruit peut se faire entendre, un corps odorant peut impressionner notre muqueuse nasale. Nous pouvons, pendant notre sommeil, découvrir par un mouvement involontaire telle ou telle partie de notre corps et avoir ainsi une impression de froid, ou bien, en changeant de position, nous donner des sensations de pression et de contact.