L’interprétation des rêves (1899)
Freud fait référence à des rêves qui reviennent régulièrement, sans préciser le contexte. Chabaneix est cité comme une source.
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4 Voir, pour l’histoire de l’interprétation des rêves au Moyen Age, entre autres, l’ouvrage de DIEPGEN et les recherches spéciales de M. FÖRSTER, GOTTHARD, etc. ; pour les Juifs, ALMOLI, LÖWINGER, et le travail récent de LAUER qui tient compte du point de vue psychanalytique ; pour les Arabes, DREXL, F. SCHWARZ et le missionnaire TFINKDJI ; pour les Japonais, MIURA et IWAYA ; Pour les Chinois, SECKER ; pour les Hindous, NEGELEIN. 5 VASCHIDE affirme aussi que les langues étrangères sont souvent parlées d’une manière beaucoup plus pure et beaucoup plus courante en rêve que pendant la veille. 6 J’ajoute, parce que je l’ai constaté depuis, qu’il n’est pas rare que des occupations du jour, innocentes et sans importance, reparaissent dans le rêve. On fait des malles, on cuisine, etc. Dans ces sortes de rêves on n’a pas le sentiment du souvenir, mais celui de la « réalité » ; « J’ai réellement fait tout cela un jour. » 7 Il est probable que Freud ait omis les observations n°6 et 7 de Maury, qui ne figurent pas non plus dans l’édition originale allemande. 8 L’apparition des géants en rêve est habituellement en rapport avec un souvenir d’enfance du rêveur. L’interprétation donnée ci-dessus et qui souligne une réminiscence des Voyages de Gulliver est un bon exemple de ce qu’une interprétation devrait ne pas être. L’interprète ne devrait pas donner libre cours à sa propre spontanéité et négliger les associations que donne le rêveur. 9 L’antiquité voyait dans le rêve non seulement un élément de diagnostique (cf. Hippocrate), mais une fonction thérapeutique. Les Grecs connaissaient l’oracle de rêve qu’ils consultaient en cas de maladie. Le malade se rendait au temple d’Apollon ou d’Esculape. Là on le soumettait à diverses cérémonies, on le baignait, on le frictionnait, on l’enfumait, et, l’ayant mis ainsi en état d’exaltation, on le couchait dans le temple sur la peau d’un bélier sacrifié. Il s’endormait et rêvait de moyens de guérison qui lui apparaissaient soit sous leur propre forme, soit sous la forme de symboles ou d’images que les prêtes interprétaient. Voir sur les rêves guérisseurs des Grecs : LEHMANN, I, 74 ; BOUCHÉ-LECLERCQ ; HERMANN, Gottesd. Altert. d. Gr. , § 41 ; Privataltert. , § 38, 16 ; BÖTTINGER, in SPRENGELS, Beitr. Z. Gesch. d. Med. , II, p. 163 sq. ; W. LLOYD, Magnetism and Mesmerism in Antiquity , London, 1877 ; DÖLLINGER, Heidentum und Judentum, p. 130. 10 Voir plus loin des commentaires sur les comptes rendus de rêves que cet auteur a publiés plus récemment en deux importants volumes. 11 On a cependant souvent remarqué des rêves qui revenaient périodiquement (cf. CHABANEIX). 12 H. SILBERER a montré par de beaux exemples comment, lorsqu’on est sur le point de s’endormir, les pensées elles-mêmes se transforment en images plastiques qui ont la même signification ( Jahrbuch von Bleurer-Freud , Band I, 1909). J’aurais l’occasion de revenir sur cette remarque. 13 Haffner a entrepris des recherches analogues à celles de Delbœuf. Il voulait également expliquer l’activité intellectuelle pendant le rêve par le changement que doivent apporter, au fonctionnement correct d’une organisation intellectuelle intacte, des conditions anormales ; mais il décrit autrement ces conditions. La première caractéristique du rêve est, selon lui, l’absence du temps et de l’espace, c’est-à-dire le fait que les représentations se libèrent de la place assignée à l’individu dans l’ordre de nos représentations temporelles et spatiales. À cela se rattache le second caractère essentiel du rêve, la confusion entre les hallucinations, les produits de notre imagination et leurs diverses combinaisons, et la perception extérieure. « Comme l’ensemble des fonctions supérieures, en particulier la formation des concepts, des jugements et des déductions, d’une part, et notre libre auto-détermination, d’autre part, se rattachent aux images provoquées par des excitations sensorielles qui sont leur fond même, ces activités participent aussi de l’indiscipline des représentations du rêve. Elles y participent, disons-nous, car, par eux-mêmes, notre jugement et notre volonté ne sont aucunement altérés pendant le sommeil.